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Une plongée monographique fascinante dans un village qui est le lieu symbolique de l’entre-soi et des élites.
Un avertissement m’a été donné  : «  Personne, ici, n’a envie que vous écriviez un livre sur nous  ! Je sais très bien ce que vous allez dire  : la ville des riches. Mais ça va mal finir  ! Vous savez ce qu’il se passe quand les pauvres réalisent combien les riches sont riches  ? Eh bien, ils font la révolution  !  »

Ici, c’est Marnes-la-Coquette. Le simple nom de cette petite commune évoque presque à lui seul toute la singularité de l’endroit  : voici un lieu aussi charmant que protégé. Vivre là, c’est avoir le sentiment d’être à 500  kilomètres de Paris, alors même que moins de 10  kilomètres séparent ce village de la tour Eiffel. Le temps, ainsi que l’urbanisation galopante des banlieues franciliennes, n’ont étrangement pas eu prise sur ce petit territoire. Raconter Marnes-la-Coquette, c’est donc évidemment parler d’argent puisque cette commune, d’après la direction générale des impôts, est la plus riche de France. C’est aussi évoquer les célébrités venues vivre là, de Maurice Chevalier à Johnny Hallyday, de Jean Marais à Jacques Séguéla. C’est dépeindre deux France. Celle d’hier, la villageoise, bénie par les Trente Glorieuses qui rendaient la vie de Marnes-la-Coquette facile et joyeuse. Et celle d’aujourd’hui, où des élites globalisées, fraîchement installées, ferment leurs maisons à double tour et abandonnent toute allégeance à un territoire.

Marnes-la-Coquette est un petit morceau de France, celui dont on parle peu  : cet îlot de l’archipel français où les plus fortunés ont choisi de faire sécession.